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Après un vol Paris - Madrid - Santiago par Iberia (près de
13 heures sans escale entre Madrid et Santiago, sur un vol complet et même
surbooké) et un survol des
Andes enneigées dont nous ne verrons hélas pas grand'chose
(vous connaissez tous la malédiction du hublot
: lors de l'enregistrement, tous les hublots sont déjà pris,
et pendant le vol on s'aperçoit que les voyageurs qui les ont réservés
se moquent comme d'une guigne du paysage, et s'endorment en général
avant même le décollage en masquant la vue à leurs voisins,
quand ils ne ferment pas le petit volet), nous atterrissons à Santiago
en fin de matinée.
Les formalités de police et d'immigration sont relativement rapides,
même si, chose surprenante, on nous demande de repasser tous les
bagages aux rayons-X au moment de quitter l'aérogare : il s'agit
de vérifier que personne ne fait entrer dans le pays des produits
alimentaires interdits (fruits frais, viande, etc...), protection contre
la fièvre aphteuse et la mouche des fruits oblige.
Santiago est une ville très étendue ; mais comme c'est
dimanche, le voyage en bus vers le centre ville et notre hôtel se
fait assez rapidement. Nous devons repartir le lendemain à l'aube
vers Antofagasta, dans le nord du Chili. En attendant, nous avons l'après-midi
et la soirée libres.
Après un déjeuner et une petite sieste, nous partons un
peu au hasard à la découverte de Santiago : nous n'avons
quasiment rien lu sur la ville ; il est vrai que ce n'était pas
l'objectif principal du voyage. Le quartier où nous sommes logés
n'a rien de très exotique : hôtels, immeubles de bureau,
centres commerciaux et larges avenues aux nombreux espaces verts. Santiago
souffre néanmoins de pollution chronique car elle est implantée
dans une cuvette dont les caractéristiques géographiques
entravent la dispersion des polluants.
Nos pas nous mènent vers les rives de la rivière Mapocho,
qui traverse Santiago d'est en ouest et dont le débit torrentiel
et la couleur montrent bien qu'elle descend des Andes en ce début
de printemps austral. Un charmant petit jardin public, qui est en même
temps une galerie d'art moderne en plein air, nous attend sur le rive
gauche. Les gens jouent au foot, les cerisiers sont en fleur, les montagnes
avoisinantes pointent leurs sommets enneigés : l'ambiance est très
agréable.
Nous continuons notre balade : à quelques mètres des avenues
à 6 voies bordées d'immeubles modernes, on découvre
des petites rues très calmes, où les façades sont
peintes de couleurs vives.
Ensuite, un petit coup de métro pour arriver à la colline
Santa Lucia (cerro Santa Lucia), située
en plein centre ville et aménagée en parc public, avec des
espaces verts, des escaliers, des fontaines... En ce dimanche après-midi,
c'est manifestement le rendez-vous des amoureux de la ville : on s'y embrasse
dans tous les coins. Du sommet de la colline, la vue assez étendue
permet de se rendre compte de l'immensité de la ville. Nous finissons
notre balade par la plaza de armas, la place
d'armes qui est le point zéro de toutes les routes du Chili. Contrairement
au reste de la ville, la place est très animée.
Nous rentrons à l'hôtel un peu fatigués ; nous devons
nous lever à l'aube demain. Un seul petit regret : nous avons vu
dans le métro une affiche pour le musée précolombien,
qui annonçait qu'il était fermé le dimanche après-midi.
De retour à l'hôtel, nous apprenons qu'il était en
fait ouvert : Madeleine et Claude ont pu le visiter.
( A suivre bientôt)
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